La pièce
Ouvertures à déduire
Ajuster les dimensions des ouvertures
Sous les combles
Ajouter des pignons
Pour connaître la surface des murs d’une pièce, on ne part pas de sa surface au sol mais de son périmètre. Une pièce de 20 mètres carrés peut avoir 18 mètres de murs si elle est carrée, et 22 si elle est tout en longueur. Le calculateur ci-dessus part des deux dimensions, déduit les ouvertures, et ajoute les pignons si vous êtes sous les combles.
Reste à savoir ce qu’on déduit, et ce qu’on garde.
Pourquoi partir du périmètre et pas de la surface au sol ?
La surface au sol est un produit, le périmètre est une somme, et les deux ne varient pas ensemble. Prenez 20 mètres carrés au sol. En 5 mètres sur 4, le périmètre fait 18 mètres. En 10 mètres sur 2, il fait 24 mètres, soit un tiers de mur en plus pour la même pièce. Un calcul mené sur la surface au sol vous ferait manquer six mètres carrés d’isolant.
C’est pour cette raison que les métreurs ne demandent jamais la surface d’une pièce, mais toujours ses deux dimensions. Si votre pièce n’est pas rectangulaire, découpez-la mentalement en rectangles, faites tourner le calculateur sur chacun, et additionnez. Ne comptez pas deux fois les murs de refend qui séparent vos rectangles imaginaires.
Faut-il vraiment déduire les portes et les fenêtres ?
Pour commander de la matière, oui, toujours. Une porte de 0,83 sur 2,04 mètre, c’est 1,7 mètre carré d’isolant que vous n’achetez pas. Deux portes et deux fenêtres dans une chambre, et vous êtes à cinq ou six mètres carrés, soit un rouleau entier.
Sur un devis d’entreprise, la logique n’est pas la même, et c’est une source de malentendu classique. Beaucoup de professionnels facturent la surface brute, ou ne déduisent que les ouvertures au-delà d’un certain seuil, parce que le temps passé à contourner un tableau de fenêtre dépasse le temps économisé sur la surface. Ce n’est pas de la malhonnêteté, c’est une convention de métré. Demandez simplement à voir la surface retenue sur le devis, et vérifiez qu’elle est cohérente avec la vôtre. Un écart de 10 % s’explique. Un écart de 40 % se discute.
Comment traiter un pignon ou un mur sous rampant ?
Le pignon est le mur triangulaire qui ferme la maison sous la pente du toit. Sa surface vaut la base multipliée par la hauteur au faîtage, le tout divisé par deux. Le calculateur ajoute ce triangle au rectangle des murs droits, pour autant que vous lui donniez la hauteur entre le haut du mur et la pointe de la charpente.
Sous des combles aménagés, le raisonnement change. Vous n’avez plus des murs pleine hauteur mais des murs de soubassement, souvent hauts de 60 à 120 centimètres, surmontés de rampants. Traitez les soubassements avec ce calculateur, en saisissant leur hauteur réelle, et chiffrez les rampants à part : ils relèvent de la surface de toiture, pas de la surface de mur.
Combien de matière commander au final ?
Ajoutez 5 % à la surface nette pour un mur droit sans obstacle. Passez à 10 % si la pièce compte beaucoup d’angles, de retours ou de tableaux de fenêtres profonds, car chaque recoupe produit une tombée dont la largeur ne correspond à rien d’autre.
Attention à ne pas confondre la surface d’isolant et la surface de parement. Si vous doublez avec des plaques de plâtre, le nombre de plaques se calcule sur la surface brute, ouvertures comprises, parce que vous découperez les tableaux dedans. L’isolant se compte net, le parement se compte brut. Cette différence surprend, et elle explique pourquoi les deux quantités d’un même chantier ne se ressemblent jamais.
Pour trouver l’épaisseur qui correspond à la performance que vous visez, passez par le calculateur d’épaisseur d’isolant. Et si le chantier concerne aussi la toiture, le calculateur de surface de toiture gère les rampants et les débords.
